Comment oser ?

N'attendez pas, osez !

Ce mois-ci, chez Systemilia nous osons.

Nous osons écrire un article sur le fait d’oser. Audacieux n’est-ce pas ? 

Oser peut parfois s’avérer compliqué voire très compliqué pour certains.nes d’entre nous.

C’est une décision, un pari qui nous fait longuement peser le pour et le contre. Et comme souvent quand on doute trop, la peur prend le dessus et nous passons notre chemin au profit de la sécurité. 

Mais ce mécanisme naturel de défense est-il vraiment bénéfique pour nous ? Mais alors comment oser ? Pourquoi est-il maintenant si compliqué d’oser ? Était-ce toujours le cas ?

C’est à toutes ces questions que nous allons amorcer une réponse dans cet article.

OSER AU FIL DE NOTRE VIE

Oser durant notre vie

Rappelons-nous, lorsque nous étions enfants, comme il nous était aisé d’oser. Nous ne nous en rendions pas forcément compte mais tous les jours, nous osions, nous apprenions. 

Oser se lever, se tenir sur nos jambes et faire ses premiers pas. Oser enlever les roulettes de son vélo. Oser se faire un.e copain.e de jeu. Oser attraper cette jolie coccinelle dans le jardin.

Oser nous a permis d’apprendre de nos erreurs comme de nos réussites. En apprenant, nous avons évolué, avancé et grandi.

Et c’est ainsi que nous traversons l’enfance. Notre naïveté, notre fougue et notre soif d’aventure nous pousse à toujours oser, à expérimenter. 

Une fois l’enfance passée, l‘adolescence arrive sans crier gare et très vite nous osons moins. Collège, lycée puis études post bac. Durant ces périodes notre apparence change, nos actes construisent notre confiance en nous et donc par conséquent notre estime de soi. Aussi nous montrons plus de prudence face au regard de l’autre et nous quittons peu notre zone de confort. 

Il est moins aisé d’aller voir ce.cette camarade de classe qui nous plaît tant. Moins aisé d’aller vers l’autre. Nous prenons moins de risque. La peur de l’échec se fait plus présente. Le goût de la sécurité s’installe petit à petit, s’accentue. On oublie comment oser.

Les années passent au sein de cette zone de confort. L’adolescent devient jeune adulte puis adulte.

Après avoir perdu cette habitude à oser, nous pensons qu’oser fait partie de l’extraordinaire, que ce processus est réservé qu’à certains d’entre nous : les plus téméraires.

Le risque étant, quand n’on ose plus, de passer à côté d’opportunités qui pourraient nous rendre plus heureux, plus vivants, mais qui nous effraient, tant elles modifient nos habitudes.

Quand nous écoutons nos ainés, en fin de vie, ils nous parlent souvent de leurs regrets, de ce qu’ils auraient aimé, osé faire, de la vie qu’ils n’ont pas osé vivre, des décisions compliquées qu’ils ont préféré éviter au profit de la sécurité et du confort. 

Mais alors comment pouvons-nous réapprendre à oser ? Ne plus faire de l’échec un frein de nos vies ?

OSER, C'EST ACCEPTER L'ECHEC

Ne plus avoir peur de l'échec

Ce qui nous empêche d’oser est cette peur qui nous habite, cette peur de l’échec, de l’inconnu, des difficultés et parfois du regard des autres.

En France, nous avons un rapport particulier à l’échec. Il est souvent montré du doigt et cela a pour conséquences de nous dévaloriser, de montrer nos erreurs et notre incompétence. Comme le démontre notre système de notation scolaire qui se base uniquement sur nos réussites et ne prend pas en compte la valeur de nos échecs. La notion de compétences s’introduit dans la scolarité pour remplacer la notion de notes et évaluer de niveau de maitrise de la compétence. Un changement osé ? Pas nécessairement, nous disons davantage une expérimentation à vivre et à analyser pour la rendre plus efficiente si nécessaire. Cela revient à se placer en mode d’amélioration continue !

En réalité, nos erreurs sont bénéfiques. On dit souvent que l’on apprend davantage de nos échecs que de nos réussites. Ce que nous pensons chez Systemilia, c’est que les échecs sont des expériences qui forgent nos futures réussites. Nous apprenons dès lors que nous sortons de notre zone de confort, de notre zone de sécurité. Dès que nous sommes en terrain inconnu, nos sens se mettent en alerte et nous devons nous adapter. Nous devons apprendre. 

Aux Etats-Unis par exemple, il s’y est développé ce que l’on nomme la culture de l’échec. Cette culture, partagée par de nombreux pays, place les échecs comme source d’apprentissage et d’expériences. 

Et comme Confucius disait : ” L’expérience est une bougie qui n’éclaire que celui qui la porte.” Il convient donc d’oser, pour générer de l’expérience et ainsi apprendre et évoluer. Il n’est pas nécessaire d’oser grand ; oser ‘petit’ reste oser.

C’est ce que démontre l’histoire d’Apple et de son fondateur Steve Jobs. Celui-ci a été renvoyé de sa propre entreprise pour y revenir plusieurs années après pour en faire la marque que nous connaissons tous maintenant et qui est l’une des plus impactantes de notre génération.

Cette valorisation de l’échec nous permet de nous détacher de cette peur qui nous habite pour en faire une fierté et s’en servir pour avancer, puis réussir. 

Vision partagée de Nelson Mandela qui disait : “je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprend”.

Et vous, qu’avez vous appris de votre dernier échec ? Que vous a-t-il permis de faire et/ou d’être ?

POURQUOI CHANGER ?

Oser changer !

Le mois précédent nous vous avons parlé du changement et comment certaines décisions pouvaient changer nos vies.

Parfois, ces changements sont initiés de la part de quelqu’un d’autre, mais que se passe-t-il si nous osions nous même changer ? 

Changer pour avancer, changer pour aspirer à quelque chose de différent. De mieux ?

Maintenant que la peur de l’échec est dissipée, qu’est ce qui nous empêche d’oser ? 

Généralement, nous vivons dans notre zone dite de confort. Là où tout est simple et synonyme de sécurité, d’habitudes. 

Mais dès que nous osons et changeons, nous sommes obligés d’en sortir.

Nous entrons alors dans une zone dite d’apprentissage car ce que nous découvrons est différent de ce que nous connaissons. Nous perdons nos marques, nos habitudes et nous en installons d’autres. 

Pour apprendre nous devons donc passer par une étape désagréable liée à l’inconfort, une part de peur,  à l’inconnu, et ce, pour augmenter nos chances de réussir.

Personne n’aime les difficultés. Pourtant elles fascinent, et nous aimons tous ces histoires durant lesquelles le héros traverse de nombreuses épreuves pour atteindre son but.

Changer nous permet donc d’apprendre et de continuer sur notre voie d’évolution permanente. Et prenons garde a ne pas oser trop grand d’un coup sinon nous prendrions le risque de flirter avec notre zone panique qui peut générer peur, stress, sentiment d’impuissance ou bien encore se mettre sur la défensive. Qui souhaite vivre de telles situations ?

Alors, pour oser en sécurité, quel petit pas allez-vous faire pour expérimenter ?  

OSER DECIDER, OSER DIRIGER

Diriger, quelles attentes ?

Toutes les décisions ne sont pas faciles à prendre, il y aura souvent des risques, des compromis, des possibilités d’échec et parfois des conséquences financières.

Mais c’est la responsabilité d’un dirigeant que d’oser décider.

Lorsque des décisions compliquées se présentent à nous, que pouvons-nous faire ? Quelle que soit la décision qui sera prise, seul le temps nous dira si ce fut la bonne ou non.

Souvent, ce ne sont pas les décisions qui sont difficiles à prendre mais bien leurs conséquences à assumer qui freinent la prise de décision. 

Et vous, quelle décision n’osez-vous pas prendre de part les conséquences qu’elle implique ? 

 

En tant que dirigeant, manager, collaborateurs, chacun de nous à notre niveau nous avons des décisions à prendre quotidiennement. Certaines sont plus faciles à prendre que d’autres, nous expérimentons cela tous les jours. Et certaines d’entre elles peuvent engager les parties prenantes car de nombreuses personnes attendent de nous, que ce soit nos collaborateurs, nos investisseurs, notre famille,  etc. 

Aussi, au-delà de la maîtrise de votre sujet, l’étude des alternatives qui s’offrent à vous est essentielle.  En effet, choisir entre A et B est un choix, un renoncement alors que choisir entre A, B ou C devient un vrai choix, une décision prise en conscience  Et oui, sans alternative, il n’y a pas de décision mais davantage un choix.  

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde dit VUCA (ou VICA en français). Notre  monde est Volatile de par le côté éphémère de ce que nous faisons, consommons. (Exemple l’ascension et la disparition de BlackBerry) ; Imprévisible car malgré toutes les prévisions statistiques il est difficile de tout prévoir ; Complexe car tout est interaction de tout, un élément change et tout est impacté ; Ambigu car les événements peuvent être interprétés de multiples façon selon les facteurs pris en compte. 

Et tous ces éléments composent le paysage de la prise de décision.

Alors, dans ce contexte, vos expériences, votre intelligence émotionnelle, votre intuition seront utiles à votre prise de décision.

Par conséquent, de quoi avez-vous besoin pour oser décider de décider  ?

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